Communautés et succès commercial : L'exemple de Black Panther |Targ'Ethnic

Communautés et succès commercial : L’exemple de Black Panther

Un mois après la sortie du dernier BlockBuster de Marvel : Black Panther, le dernier opus confirme son succès fulgurant. Au niveau mondial, après 6 semaines d’exploitation, le film a généré plus d’1,2 milliards de dollars de recettes. De quoi piquer la vedette à beaucoup de classiques du 7ème art et (largement) compenser son coût de production de 200 millions de dollars.

Ici, il s’agit d’un long-métrage qui a quelque chose à dire – et qui est capable de le faire sans nous éloigner de la dynamique des super-héros. C’est saisissant, drôle, divertissant et frais. Il marque un tournant pour les studios Marvel : Réussir l’exploit de produire un film qui associe divertissement et symbolique forte, car jamais auparavant on avait eu le droit a un film avec des super-héros noirs.

 

Une symbolique chargée d’histoire

Et de ce film, est né le symbole des habitants du Wakanda (royaume fictif d’où proviennent les personnages principaux). Un signe qui nous rappelle étrangement le poing levé, geste popularisé durant les J.O de 1968 par deux sportifs afro-américains sur le podium. Ce jour-là, les deux athlètes s’érigeaient symboliquement contre le racisme et la ségrégation dont étaient victimes les afro-américains aux États-Unis dans ces mêmes années. 50 ans plus tard (tout un signe !), avec Black Panther, les réalisateurs du film nous offrent la gestuelle du moment, repris mondialement par une pléthore de stars, sportifs, acteurs et simple fans du film. La jeunesse afro tient son symbole et c’est bien parti pour durer !

 

Mais qu’en est-il ici en France des minorités dans les films ?

Selon le CSA et son baromètre de la diversité, en 2017 on recense 19% de personnes non-blanches à la télévision. Une augmentation depuis 2015 où il n’y en avait que 16%. Les personnes perçues comme blanches restent largement majoritaires (à 81%). La proportion de personnes «non-blanches» a augmentée dans les genres tels que programmes d’information, magazines, fictions et documentaires. C’est dans la fiction que l’augmentation est la plus flagrante et que les minorités sont les plus représentées (23% en 2017 contre 17% en 2015). Outre-atlantique, les minorités sont en général présentes à 29% dans les fictions américaines, contre 20% dans les fictions françaises. Peut mieux faire en somme.

 

Une évolution lente mais qui se veut constante. Il en va de même pour les productions cinématographiques françaises qui mettent à l’honneur la diversité culturelle en tête de gondole. On peut citer des films comme :

  1. Il reste du Jambon (2010) –> Un classique !
  2. Bandes de Filles (2014)
  3. Il a déjà tes yeux (2016)
  4. Demain tout commence (2017)
  5. La cité rose (2016)

Des films qui tentent de sortir des sentiers battus et même si on est loin du sans fautes, l’intention est louable.

En 2017, les États-Unis conservent une longueur grâce à l’évolution de ses séries. Une évolution dont la plateforme mondiale de streaming Netflix a sû mettre à profit. Ses productions originales ont été maintes fois acclamées pour l’innovation à la fois du scénario mais également pour la richesse multiculturelle de ses castings.

La France conserve un problème de sous-représentation des minorités ethniques à la télévision. Toutefois, l’influence américaine semble porter ses fruits. La tendance s’inverse progressivement et la représentation des minorités ethniques est sur une pente ascendante. Un espoir et un signe d’inclusion pour la jeunesse noire et les minorités qui seront capable d’être vue dans des rôles positifs et tout simplement être mis en avant. Comme pour Black Panther, on ne peut qu’espérer que plus d’acteurs et producteurs se soient laissés convaincre par le potentiel de films mettant en avant les minorités et nous offrant une nouvelle lecture du cinéma moderne.

(Surtout pour les films de super-héros avec des costumes classes)

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